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Jour après jours, La vie sous toutes les coutures, Un peu de psychologie

L’esclavagisme des cols blancs

Eh voilà, après 4 jours de travail quasiment non-stop, c’est en m’affalant sur le canapé que j’écris cet article.

En effet, je fais un métier s’intitulant « Chef de Projet ». Comme son nom indique, je gère des projets et le dernier en date consiste à installer un ERP de comptabilité assez connu au Portugal, pour un groupe de grande distribution.

Comme tout projet, celui-ci a été constellé d’imprévus, de retards, de surprises bonnes ou mauvaises. Les derniers mois ont été chaotiques avec la fatigue qui commençait à s’accumuler dans l’équipe.

Le weekend dernier fut celui de la mise en production, l’aboutissement de tout projet. Nous savions qu’il faudrait travailler d’arrache-pied en ces jours de repos. Une autorisation spéciale a été demandée auprès de la préfecture pour le travail de Dimanche. Mais nous n’avions pas imaginé une seule seconde la cadence infernale qu’il a fallu tenir pendant ces 4 jours :

      • Vendredi soir : jusqu’à 5h du matin
      • Samedi soir : jusqu’à 3h du matin
      • Dimanche soir : jusqu’à 2h du matin
      • Lundi soir : jusqu’à 9h du soir (quel progrès)

Mais quelle est la carotte qui nous a fait courir de la sorte ?

La prime de projet ? Je pense que personne de l’équipe n’a pensé à cette prime en résolvant dans le stress, les derniers problèmes imprévus, et surtout pas à 2h du matin.

Alors, est ce juste cette conscience professionnelle qui a étouffé notre révolte intérieure ? Celle qui grondait lorsque épuisés de fatigue, nous devions continuer les étapes prévues ?

Est ce l’envie de voir aboutir un projet débuté il y a un an et demi ?

Je suppose que chacun possédait sa propre raison en ces moments là. Mais ce qui me surprend encore aujourd’hui c’est qu’il n’y ait eu à aucun moment, aucune sorte de révolte que ce soit.

Est ce sur ce type de comportement que misent les responsables/patrons pour faire avancer leurs projets avec des délais et des moyens minima ?

En tout cas, 1789 a peut être coupé la tête à la monarchie mais n’a pas mis fin à l’esclavagisme.

BB, 15/05/2012

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Discussion

4 réflexions sur “L’esclavagisme des cols blancs

  1. Comme je regarde le monde avec beaucoup de naïveté, j’imagine que c’est la conscience professionnelle…

    Publié par Anita | mai 16, 2012, 7:18
  2. J’espère que tu as un long WE cette semaine pour te remettre ! Bises.

    Publié par Glycine blanche | mai 17, 2012, 9:20

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